Auteure et enseignante
Marie-Josée Tardif
Une vie consacrée à ce qui nous unit.
En 2026, l’organisation internationale Religions for Peace, affiliée aux Nations Unies, lui a remis le Prix 2025 Women of Excellence in Multi-Religious Action. Elle est l’une des trois récipiendaires dans le monde.
Deux chapitres d’une même vie
Depuis l’enfance, Marie-Josée Tardif porte des questions que peu osent formuler jusqu’au bout : comment accéder au centre de l’être et s’y tenir ? Comment trouver la paix véritable ? Pas celle qu’on se raconte, mais celle qui tient.
Pendant vingt ans, elle a suivi ces questions partout où elles la menaient. Auprès de sages de toutes traditions. Dans des retraites sur plusieurs continents. Au cœur de rencontres qui transforment. Journaliste de formation, elle avait l’art d’aller vers l’autre, d’écouter ce qui ne se dit pas facilement, de trouver ce qui relie plutôt que ce qui sépare.
Puis est venue la rencontre avec Dominique (T8aminik) Rankin, chef héréditaire et aîné de la Première Nation Anicinape, l’un des grands passeurs de sagesse autochtone de notre époque. Ce qui devait être une rencontre est devenu une alliance. Ce qui devait être un apprentissage est devenu une vocation.
Depuis vingt ans maintenant, Marie-Josée chemine à ses côtés. Elle a reçu ses enseignements avec un profond respect et une humilité constante, sans jamais chercher à endosser ce qui ne lui appartient pas. Ce qu’elle a intégré, elle l’a fait sien à sa façon : par l’expérience, par la transmission vivante, par des années à accompagner des femmes et des hommes sur le chemin du retour à leur vraie nature.
Sa médecine propre
Ce que l’aîné Dominique Rankin lui transmet, elle le partage à ses côtés, avec gratitude et dans le même esprit d’ouverture.
Sa médecine s’est construite à la croisée de deux décennies de quête et de deux autres décennies d’enracinement. Elle puise dans la sagesse du cercle, dans les qualités du féminin de l’être : l’écoute, l’intuition, la circularité et dans le pouvoir transformateur de la présence à soi. Elle s’adresse à celles et ceux qui sentent qu’il y a, quelque part en eux, quelque chose d’essentiel qui attend d’être retrouvé.
Ce qu’elle propose est une invitation à revenir au centre de nous-mêmes, là où toutes les traditions authentiques nous invitent à puiser.
Une alliance au service de la réconciliation
Chomis Dominique Rankin
Dominique (T8aminik) Rankin, que ses proches appellent Chomis, i.e. « Grand-Père » en langue anicinape, porte une mémoire millénaire. C’est lui qui transmet la tradition, les enseignements du cercle et le souffle de ses ancêtres.
Marie-Josée et lui forment une alliance rare : complémentaire, équilibrée, ancrée dans le respect mutuel. Deux présences distinctes. Deux chemins qui se rejoignent dans une même intention : celle de réconcilier les êtres avec eux-mêmes et les peuples entre eux.
Ensemble, ils ont fondé les Enseignements Kisis, la Fondation Dominique Rankin et l’organisme Kina8at. Leurs retraites et enseignements réunissent des personnes de toutes origines.
Reconnaissances et engagements
- Prix Women of Excellence in Multi-Religious Action, décerné par Religions for Peace (organisation affiliée aux Nations Unies)
- Membre élue du Comité international de coordination des femmes (IWCC), Religions for Peace
- En nomination, avec Dominique Rankin, pour le Prix Niwano de la Paix (à deux reprises) et pour le Zayed Award for Human Fraternity
- Contribution à l’élaboration du Muscat Plan of Action pour les peuples et leaders traditionnels et autochtones, lancé aux Nations Unies
- Participation au Forum sur l’état du monde, au Fetzer Institute et à l’initiative Ethics in Action au Vatican
- Présence et engagements dans plusieurs pays d’Europe, aux États-Unis, en Afrique du Sud, à La Réunion et en Martinique
Bienvenue à la maison : Un mot de Marie-Josée
Depuis l’enfance, deux grandes questions m’habitent. Des questions vertigineuses, certes, mais qui se sont avérées un chemin :
Comment trouver la joie et la paix véritables ? Comment accéder au cœur de l’être et s’y tenir ?
Pendant les vingt premières années de ma quête, ces questions m’ont conduite auprès de sages de toutes traditions, dans des retraites sur plusieurs continents, vers des auteurs prolifiques et autres témoins du vivant. Bref, une myriade de rencontres et de moments de recueillement qui m’ont résolument transformée.
Journaliste de formation, je savais aller vers l’autre avec curiosité et l’écouter attentivement. C’est ce qui m’a d’ailleurs permis de rencontrer Dominique (T8aminik) Rankin, chef héréditaire de la Première Nation Anicinape. Voilà comment une simple interview a donné naissance à une relation d’amitié, laquelle a fini par se transformer en une alliance tellement féconde !
Se sont alors ajoutées vingt autres années de cheminement à ses côtés. J’ai reçu les enseignements de son peuple avec respect. Ce que j’ai intégré, je l’ai fait mien à ma façon : par l’expérience et par des années passées à accompagner des femmes et des hommes sur le chemin du retour à la maison.
La maison dont je parle n’a pas de murs. C’est ce lieu que rien ni personne ne peut nous prendre. C’est cet espace béni que j’aime aussi appeler notre « rivière profonde », où nous accédons à l’infinie intelligence de l’amour.
Peut-être avez-vous longtemps cru que le monde extérieur était plus puissant que votre monde intérieur ? Si vous êtes prêt.e.s à découvrir le contraire, alors… Bienvenue à la maison !
— Marijo